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11.07.2008
Jean-Luc BOHL président de la Communauté d'Agglomération de Metz Métropole (CA2M) et Dominique GROS se moquent du contribuable.
Daniel DELREZ, retraité du barreau de Metz, a saisi le tribunal administratif de Strasbourg d'un recours en annnulation, après l'élection des quarante-huit vice-présidents de la CA2M, le 28 avril dernier.Comme le Front National de la Moselle et beaucoup d'électeurs messins, ce retraité avait été « choqué » par «l'abondance de postes », tous indemnisés à hauteur de 1700 € par mois charge non-comprises. Cette plaisanterie coûte cher, plus d'un million d'euros par an aux contribuables.
Jean-Luc BOHL est le premier à reconnaître que la communauté d'agglomération de Metz va être confrontée à des difficultés financières conséquentes, en raison notamment du projet Pompidou.60.7 M€ pour commencer, avec déjà l'optique de poursuites judiciaires, des assurances à ce jour non chiffrées (on parle de 10 à 15 M€ ) et à venir des petites querelles pour des motifs insignifiants avec le maître d'oeuvre. Difficultés financières au point d'envisager l'augmentation de la pression fiscale, les Messins apprécieront, eux qui sont déjà pénalisés par la baisse du pouvoir d'achat.
Et-il vraiment nécessaire pour une structure intercommunale comme la CA2M qui comprend quarantes communes, de compter 170 délégués et 48 vice-présidents farfelues, tous indemnisés ? Alors que la Communauté urbaine de Marseille, qui compte près d'un millions d'habitants, ne comprend, elle, que dix-neuf vice-présidents !
Le nombre aberrant de vice-présidents s'apparente à une forme de clientélisme à l'intérieur même de la CA2M , pour remercier les copains de Jean-Luc Bohl de l'avoir soutenu dans sa quête à la présidence de la Communauté d'Agglomération . Il suffit pour s'en persuader, de voir les délégations totalement abracadabrantes qui ont été attribuées aux vice-présidents : l'un est chargé du parc automobile ; un deuxième de la bureaucratie ; un troisième des catastrophe naturelles.
Le summum du ridicule est atteint avec le vice-président chargé des relations avec Haganis (usine de traitement des déchets), sachant que le président d'Haganis... est vice-président de la CA2M !
Résultat : l'élection des 48 vice-présidents est annulée. Jean-Luc BOHL déclare prendre acte de cette décision de justice et il préférerait ne pas faire appel tout comme le maire socialiste de Metz Dominique GROS. Copains comme cochons, ils ne souhaitent pas réduire pour l'instant le nombre de vice-présidents. En revanche, Jean-Luc Bohl s'engage à lancer une réfléxion sur le fonctionnement de la CA2M pour aboutir à une réforme sur le fonctionnement de la CA2M....en 2014 ! La palme de la tartuferie revient à Emmanuel LEBEAU, qui, tout content d’être enfin dans la cour des grands, n’avait pas ouvert la bouche lors de l’élection des vice-présidents de la CA2M, s’asseyant sur ses promesses électorales. Sauvé par l’UMP et l’UDF de la déroute électorale, le tartarin messin se réveille un peu tard pour protester !
Avec l'élection de Domique Gros à Metz et celle de Jean-Luc Bohl à la présidence de la Communauté d'Agglomération de Metz Métropole , l'unité de mesure est le million d'euros. Mais il y a d'autres projets d'envergure: le transport en commun en site propre, le centre des congrès, l'hôtel de communauté, le Mont-Saint Quentin.....Tous ces investissements représentent 300 millions d'euros. La capacité d'autofinancement de la CA2M est de 18,8 millions d'euros par an. Comment la nouvelle majorité va-t-elle faire ? Il faut être irresponsable pour additionner toutes ses dépenses sans penser aux recettes.
Pour les élus de gauche et de fausse droite, on décide d'abord de ce que l'on dépense et on adapte après les recettes.
Le Front National de la Moselle ne fait pas du tout confiance aux nouveaux dirigeants de la CA2M qui souhaitent lancer des projets pharaoniques où on fait valser des millions pour une ville somme toute modeste par sa taille et son aura, et sachant que la moitié des Messins ne payent pas l'impôt sur le revenu. Il y aurait bien d'autres priorités pour Metz que celle de ces messieurs.
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