29.10.2008

Restructuration militaires en Lorraine : Intervention de Thierry Gourlot

Intervention de Thierry Gourlot, Président du Groupe FN au Conseil Régional de Lorraine

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Séance plénière du jeudi 23 Octobre 2008,
Restructurations militaires en Lorraine, intervention de Thierry GOURLOT,
Président du groupe FRONT NATIONAL de Lorraine.

Monsieur le Président,
Monsieur le Préfet,
Chers collègues,

En préambule de mon intervention, je veux rappeler ici, que le Front National a été le premier parti politique à tirer le signal d’alarme sur les conséquences engendrées par le livre blanc de la Défense en Lorraine dès sa parution. Nous avons ensuite déposé une motion à ce sujet en séance plénière du Conseil Régional. Le Front National demandait (et demande toujours) solennellement au gouvernement de revoir sa copie et appelait les élus lorrains de tout bords, à s’unir pour empêcher le démantèlement de la Défense nationale en Lorraine.
Appel resté sans réponse de la part du Président PS du Conseil Régional, comme du député UMP Jacquat, qui ont initié sur le tard des réunions d’élus sans avoir la courtoisie élémentaire d’y associer les élus de mon groupe.
Tant il est vrai comme disait Chamfort, qu’en France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin.

Le Conseil régional de Lorraine observe, meurtri les chamboulements que l’on fait subir à son territoire, et s’autorise aujourd’hui une demi-journée de débats pour commenter des disparitions de garnisons multiséculaires.

Mais nous n’interviendrons que sur des décisions, hélas déjà prises et sur des choix que nous subissons comme d’ événements dont nous ne maîtrisons pas les ressorts.

Je développerai mon exposé en 3 points :

1. Une démilitarisation de la Lorraine préparée par des années de réduction du budget des armées.

La duplicité de quelues élus lorrains dont certains dans cette assemblée est manifeste. Il y a d’abord tous ceux, qui, au nom de la solidarité partisane, devraient assumer les choix du gouvernement qu’ils soutiennent à Paris, et défendre avec courage les options arrêtées. Au lieu de cela, nous assistons par un effet de démagogie sidérant, à des travaux d’influence d’élus du peuple atomisés, ayant perdu toute notion d’intérêt général dans la défense exclusive de leur fief électoral…Effort vain d’ailleurs et entraînant une compétition stérile entre des territoires pourtant similaires, porteurs des mêmes atouts et confrontés aux mêmes difficultés. Seul une véritable union sacrée, mais qui la veut vraiment ? pourrait seule connaître quelques chances de succès…

Chacun s’afflige des fermetures de casernes, des désaffections de base aérienne, du départ de 7000 militaires en 4 ans… même le Parti Communiste…dont la défense de notre armée et de son action n’étaient pas si évidentes si l’on se rappelle du rôle joué par celui-ci pendant les guerres d’Indochine ou d’Algérie, plus à l’aise pour porter les valises que les caisses de munitions.

Chacun devant les Lorrains, la presse locale, les commerçants, les intérêts de circonstance, tonne, promet et tend un index menaçant vers l’Elysée, en jurant bien que ces restructurations sont un scandale et que tous les efforts seront fait pour les éluder.

A force de rogner sur les budgets d’équipements et d’étaler les commandes de matériels nécessaires à notre armée, nous avons vécu le l’exemple parlant de l’embuscade, dans laquelle sont tombés nos soldats en Afghanistan, sans avoir les moyens nécessaires à l’accomplissement de leur mission.

Je tiens à retracer le contexte de celle-ci.

Depuis des années, les parlementaires incapables de réformer l’état et de mettre fin aux gabegies , réduisent le budget de la Défense.
Depuis des années, on répond à chaque revendication catégorielle par de nouveaux crédits, on achète la paix sociale en distribuant des subventions, on accroît le budget de l’Education nationale pour un résultat de plus en plus médiocre, on abdique devant chaque manifestation et on cède à la boulimie de l’administration du plus froid des monstres froids…en utilisant les budgets d’équipement des forces en variable d’ajustement…

Depuis des années, les armées doivent donc opérer avec des budgets de plus en plus contraints.

Et dans le même temps, le lobby des élus territoriaux et les puissances locales coalisées empêchent de rationaliser les emprises militaires.

Ainsi, pendant des années, les parlementaires et les gouvernements successifs ont entrepris de faire travailler les armées françaises, c’est-à-dire les femmes et les hommes prêt à mourir pour la défense de notre liberté et de nos valeurs, avec des moyens de plus en plus faibles, et, suprême raffinement dans l’absurdité, sans les autoriser à optimiser ces maigres ressources en regroupant les unités… et les mêmes persistent aujourd’hui à vouloir garder intacte la carte des implantations militaires…mais n’imaginent pas une seule seconde d’accroître le budget du Ministère de la Défense…

En réalité, il y a dans la décision du chef de l’Etat une cohérence, et si je suis forcé de la rappeler à nos collègues de l’UMP, c’est parce qu’au-delà des gesticulations dans lesquelles ils espèrent perdre les Lorrains, c’est à cette cohérence qu’il faut s’attaquer.

2. La réforme de la carte militaire est la conséquence d’erreurs historiques majeures.

Le FN s’attaque à la décision du Président de la République parce qu’il n’en partage pas les valeurs.

Nous ne pensons pas que la France soit une entreprise dont il faille optimiser les dépenses, rationaliser l’action et modérer l’influence…car cette vision comptable des politiques à mener conduit à une gestion de court terme que l’on voudrait modeste et qui se révèle étriquée ; la France, en effet, est un pays porteur de valeurs universelles et dans lequel les régimes de boutiquiers conduisent immanquablement aux troubles sociaux les plus graves.

Deux erreurs historiques majeures sont à l’œuvre dans le sujet dont nous débattons aujourd’hui : d’une part la suspension de la conscription, et d’autre part la propension à ne considérer les institutions publiques qu’au regard de leurs missions nominales.

Contrairement à ce que certains voudraient faire croire, ou s’imaginent sincèrement, la démilitarisation de la Lorraine à laquelle nous assistons aujourd’hui, ne constitue pas l’ultime conséquence d’un bouleversement géostratégique – c’est-à-dire la désagrégation du pacte de Varsovie et de l’URSS – mais la résultante d’un choix purement politique, fait en 1995 par le Président Jacques Chirac.

En demandant à ce que le service militaire soit suspendu, souvenons nous, qu’il provoqua une surprise dans les armées…et pour cause : le livre blanc sur la Défense de 1993, c’est-à-dire le document censé fixer le cap pour les années à venir, donnant aux armées le cadre de leurs futures interventions, dimensionnant leurs moyens et bornant les réflexions doctrinales, perpétuait le principe du service national, et en faisait même le pilier irremplaçable censé conserver un lien entre la nation et son armée.

A l’époque, les rares mouvements politiques qui se risquaient à fustiger la vision de court terme au principe d’une telle mesure, se voyaient reprocher leurs archaïsmes voir, leur militarisme.
Les éditorialistes les plus sophistiqués ne manquaient alors pas de souligner, en paraphrasant Francis Fukuyama, que le monde se dirigeant vers la paix et la prospérité universelle, garantie par l’extension planétaire du libéralisme et de la démocratie, il fallait se préparer à la disparition des forces armées.
Les nouvelles guerres n’étant plus que commerciales, on ne devait plus former des soldats mais des commerciaux…et ces commentateurs prophétiques de s’étonner du peu d’enthousiasme des jeunes gens pour ce monde d’échanges marchands, d’intérêts financiers et de calculs pondérés.

13 ans après la suspension de la conscription, et avec le recul l’action de Jacques Chirac a des conséquences encore plus désastreuses que prévu…car à l’amateurisme de l’analyse – on ne peut pas vraiment dire que le monde se soit réellement pacifié – s’associe le changement du cadre d’action de l’armée française.

Pour ce qui est du lien social, il est directement lié au sujet qui nous occupe aujourd’hui, celui des implantations des régiments, car il s’agit de l’attachement à sa terre, de la défense de sa liberté, de la sauvegarde de nos coutumes et de nos traditions, du respect du à nos morts, cette culture que théorisa le grand Lorrain Maurice Barrès.

Alors que la France des années 90 s’ouvrait comme rarement dans son histoire à une immigration massive et que le tournant libéral livrait chaque Français à la concurrence interindividuelle, notre pays s’est privé du service national, c’est-à-dire du creuset social par excellence, l’outil d’intégration sans pareil, celui qui prend des bacheliers, des sans diplômes, des apprentis, des privilégiés, des paysans, des citadins et des ruraux, des athées, des croyants, des aristocrates de vieille famille et des immigrés récents, et qui en fait des Français partageant la même histoire, la même fierté des épreuves partagées, la même solidarité…et quand on songe que la République s’est construite en France autour de cette identité – la revanche de 1870 : réintégrer chaque fils de France dans le cadre national où s’épanouit sa culture – et qu’aujourd’hui, ces fils de France sifflent la Marseillaise dans les matchs de football, l’hymne patriotique de libération, l’émotion nous serre la gorge et l’on songe qu’il y a des décisions politiques qui sont lourdes de conséquences…

L’erreur historique de Jaques Chirac, et celle que prolonge Nicolas Sarkozy, c’est cette incapacité à comprendre que l’Etat se construit, que la France n’est pas une substance préexistante aux Français, mais une réalisation collective qui est perpétuellement à faire advenir.

La Lorraine a besoin de ses casernes car elle a besoin que ses enfants et ceux de l’ensemble du pays y apprennent à vivre ensemble, à se connaître, à se respecter, indépendamment de leurs origines sociales, de leur destinée professionnelle ou de leur formation, afin de vivre en pratique cette solidarité au mot duquel chacun est attaché, mais à la chose évanescente…

3. La Lorraine abandonnée par la France.

Alors, reste une profonde désolation… l’achèvement de la désolation dans notre région et l’impression de subir, impuissants, les décisions qui ruinent notre territoire et qui sont des erreurs collectives pour l’ensemble de notre pays.

Depuis 30 ans, ceux qui se présentent comme les élites politiques, économiques et administratives de l’Etat ont mis fin à l’exploitation minière, ont cessé d’investir dans les aciéries pour en faciliter le démantèlement, et plutôt que de lutter contre l’atonie, achèvent la confrontation des égoïsmes dans la réduction des emprises de l’Etat.

Et bien que les verdicts du marché disqualifient aujourd’hui ces décisions prises par des experts irresponsables – comme le jugeait d’ailleurs le candidat Nicolas Sarkozy en remarquant que les cours actuels de l’acier auraient rendu compétitif l’acier lorrain – les mêmes méthodes délétères sont appliqués aujourd’hui : on nous promet un super préfet, Blanc, comme le livre !

On aurait espéré, qu’un fonctionnaire désigné à plein temps pour cette mission aurait su prendre le temps de parcourir le Nord-est, de comprendre l’attachement de la Lorraine à son armée, qui est directement lié, pour la Moselle, à son annexion passée, et d’inviter ainsi le Président de la République à sentir charnellement le pays et à trouver des solutions militaires capables de soutenir l’intégration de la Lorraine au reste de la France, quand tout, dans son histoire de marche du royaume, et dans les forces économiques centrifuges, tend à l’arracher à la communauté nationale et à en faire un territoire oublié, réservoir de main d’œuvre démuni d’intégrateurs productifs si ce n’est pour les pays limitrophes.

J’ai peur que ce préfet, ne rapporte pas à Paris les véritables doléances des Lorrains mais qu’il vienne simplement nous convaincre que les décisions prises à Paris sont les bonnes, que des spécialistes s’occupent de nous, et que tout ira bien comme ça…

Elus attachés à notre région, nous ne pouvons rêver le développement et nous contenter des invitations à faire preuve d’imagination ou à développer les infrastructures de transport – oui, c’est ce que Monsieur Blanc a proposé à Commercy et à Bitche, comme quoi on peut être haut fonctionnaire et amateur de cynisme.

Nous savons tous ici que les fermetures de mines ou d’usines n’ont jamais été compensées, que le travail disparu ne réapparaît jamais de la même façon, et qu’un ouvrier qui perd son emploi c’est une existence compromise, à présent que la France, livrée à la concurrence planétaire, perd toutes ses activités industrielles.

Il y a une région qui meurt … perdant une à une ses institutions qui animent un territoire…
Il y a une population qu’on accule à la misère en la privant de travail…et tout cela par la forfaiture d’élus qui refusent de voir les conséquences des décisions prises, les crises n’étant jamais qu’un choix politique d’abandon de population au profit d’autres priorités…

Il y a des gens ici qui tonnent contre la désindustrialisation et qui ont voté en faveur de Maastricht, de l’ouverture des frontières, des privatisations successives et des abandons de souveraineté…

Le seul attachement aux choses matérielles autorise sans doute la plupart d’entre vous a ces calculs rationnels. Quand à nous notre attachement à notre terre lorraine à son patrimoine, son identité, ses morts, et je cite encore Maurice BARRES,à ce lieu, ou souffle l’esprit , nous interdit de nous taire et même si nous avons pour l’instant, l’impression de prêcher dans le désert, nul ne sait jusqu’ou peut retentir l’écho de notre colère.

Je vous remercie.

13.10.2008

Non à la mosquée de Metz !

538493505.jpgLa municipalité messine veut autoriser la construction d'une mosquée à Metz !

Le Front National de la Moselle tient à clamer haut et fort son opposition à Dominique Gros, maire de Metz et vice-président de la CA2M, qui vient de déclarer dans le Républicain Lorrain du jeudi 2 octobre, qu’il trouve normale et appuiera la construction d'une mosquée à Metz.

Dominique Gros et la classe politique locale du PS et du PCF (qui seront suivis, n’en doutons pas, par le Modem et l’UMP dont le chef F. Grosdidier vient d’inaugurer sa mosquée à Woippy) se moquent une fois encore de la détresse du peuple, déjà injustement pénalisé par la baisse du pouvoir d'achat. Dans une ville plus que touchée par l'insécurité, l'immigration, le chômage et le fiscalisme, dans le contexte dramatique du départ programmé de 6000 militaires, il serait bon que Dominique Gros s'occupe de gérer les affaires municipales plutôt que de faire la promotion d'une mosquée.

Par calcul électoraliste, en n'y voyant là une clientèle facile ou par volonté d'acheter la paix civile, voilà qu'ils collaborent et livrent la ville de Metz à la loi islamique.

Il faut s'opposer à ce projet

L'édification d'une mosquée à Metz, c'est :

- la marque d'une conquête physique par l'islam (« terre d'islam ») d'une partie du territoire français.

- l’installation inévitable de librairie et école coraniques

- la mise en place d'un clergé islamique

- l'organisation de communautés étrangères soumises à la loi islamique " la Charia " incompatible avec nos lois , nos traditions et nos moeurs

- les conditions favorisant les tensions et les affrontements sur notre sol.

Avec le Front National de la Moselle, dites NON à l'ISLAMISTION DE METZ, ville Française.

02.10.2008

Non au démantèlement de nos régiments par Sarkozy !

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Le 6 septembre, Les Messins étaient appelés à défiler pour défendre la présence militaire à Metz.
Le Front National était bien entendu présent, pour témoigner de son attachement à la Défense nationale et à la présence historique de l'Armée à Metz et en Moselle.
La participation des élus régionaux du Front National, Thierry Gourlot et Françoise Grolet (Moselle), Jean-Luc Manoury et Geneviève Thiry (Meurthe-et-Moselle) a été remarquée car, rapporte le Républicain Lorrain, ils étaient ceints d'une écharpe aux couleurs de la Lorraine que beaucoup de participants ont appréciée.

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